Accéder au contenu principal

CARAVAN - in the land of grey and pink - 1971

Troisième album de la formation de Canterbury.

Le courant musical issu de cette petite ville du Kent peut tenir réellement sur deux noms de groupe : Soft Machine et Caravan, pratiquant une fusion du jazz, de la pop et du psychédélisme.

C'est au début des 60's que se crée le mouvement autour d'un musicien australien du nom de Daevid Allen. Il en sort alors un premier groupe, Wilde Flowers, qui accueillera en son sein les fondateurs des deux groupes qui n'auront de cesse d'interchanger leur place dans de nouvelles formations. Il serait alors logique de penser que ce petit monde tourne en rond mais il faut bien avouer que les nouvelles propositions seront tout aussi intéressantes que les initiales, même si moins originales.

Caravan doit sa stabilité et, par conséquence, la réussite de ses trois premiers albums à un mode de vie communautaire et provincial. Le groupe reste stable jusqu'à cet album qui deviendra leur apogée musicale et, peut-on certainement ajouter, du style canterburien.

David et Richard Sinclair sont omniprésents et la suite nine feet underground fait la part belle aux talents intrumentaux de David. Certainement une pièce phare du groupe tant la construction est de qualité et possède une grande beauté mélodique. Richard, quant à lui, signe la presque totalité de la première face - trois titres sur quatre - reléguant Pye Hastings au rôle d'accompagnant.

Malheureusement, le succès n'est pas présent - il faudra attendre le XXIème siècle pour voir l'album récompenser par un disque d'or... - et David Sinclair quittera le groupe et sera remplacé par Steve Miller ce qui amènera un changement de direction très prononcé.

L'artwork est de Anne Marie Anderson.




 - Richard Sinclair : basse, guitare acoustique, chant
 - Pye Hastings : guitares, chant
 - David Sinclair : Orgue, piano, mellotron, choeurs
 - Richard Coughlan : batterie

 - Jimmy Hastings : flûte, saxophone ténor, piccolo
 - David Grinsted : cloches, vents
 - Paul Beecham : trombone


DERAM
réédition KLIMT

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

ATARAXIA - adolescence of an ancient warrior - 1986

Seul album du groupe japonais.



Au milieu des années 80, la musique progressive est en voie de disparition, mais quelques groupes résistent un peu partout en Europe avec la vague néo-progressive.
C'est curieusement au Japon que nous pourrons trouver une scène active et riche sous l'impulsion de Shingo Ueno. En 1981, il crée le label MADE IN JAPAN RECORDS avec peu de succès car l'intérêt du public s'oriente plutôt vers des groupes aux tendances hard ou heavy. C'est donc dans un second temps, au milieu des 80's, avec des groupes comme Outer Limits, Mugen ou Pageant que le label va prendre de l'ampleur et la scène progressive va pouvoir se développer de façon conséquente.
Ataraxia réalise donc son seul album dans cette effervescence créatrice du Japon, avec, il est vrai, des compositions de facture équivalente au néo-progressif anglais, et l'on pense bien évidemment à IQ, d'autant que le chant est en anglais.
Si les compositions sont d'un intérêt ce…

LE ORME - felona e sorona - 1973

Cinquième album du groupe vénitien qui s'installe définitivement dans un progressif de haute tenue.



Formé en '66, Le Orme se cherchera quelques années autour d'une musique navigant entre le psychédélisme et la pop jusqu'en '71 et la sortie de leur album collage, acte de naissance d'une nouvelle ère. 
Le trio Aldo Tagliapietra, chant et guitares, Toni Pagliuca, claviers et Michi Dei Rossi à la batterie oriente inévitablement l'auditeur vers le trio anglais ELP, et leurs incursions dans la musique classique, à l'instar de leurs aînés, y contribuera d'autant plus, même si la technique des transalpins n'est pas tout à fait comparable.
En deux ans ('72, '73 et ' 74), Le Orme s'installe comme un des chefs de file du style en Italie. Toni Pagliuca s'enrichie d'une palette sonore plus large avec notamment l'ajout d'un Mellotron, et le groupe joue plus sur une diversité orchestrale et des idées concises que sur l'étal…

JON ANDERSON - olias of sunhillow - 1976

Premier album solo du chanteur de Yes.

Après l'enregistrement et succès de relayer et suite à la longue tournée qui s'en suit, chaque membre du groupe fait une pause et enregistre son solo.
Celui d'Anderson sortira le dernier, mais reste certainement le plus abouti de tous. Précisons ici qu'il s'agit réellement d'un album solo, puisqu'Anderson est le seul instrumentiste et, bien sûr, chanteur sur le disque. On imagine l'immensité du projet pour quelqu'un qui ne maîtrise absolument pas les claviers, les harpes et autres percussions de construire cette oeuvre conceptuelle. L'enregistrement se déroule de septembre 1975 à avril 1976...
Sur une idée basée sur les pochettes de Roger Dean - qui ne réalisera pas l'artwork - et d'un livre de la plasticienne mystique Vera Stanley-Alder, Anderson nous raconte l'histoire de Olias, architecte et créateur du vaisseau spatial, voulant quitter Sunhillow à la recherche d'une terre meilleure.
Nou…