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Articles

Affichage des articles du 2015

KING CRIMSON - red - 1974

Septième et dernier album de la première période du groupe.

Alors que l'album n'est pas encore sorti, Robert Fripp annonce à ses deux partenaires, John Wetton et Bill Bruford, sur lesquels il s'était déjà beaucoup déchargé lors des séances d'enregistrement, qu'il a décidé de mettre un terme à l'histoire du Roi Cramoisi. Pour faire vite, Fripp s'avouera las d'une vie qu'il voudrait maîtriser davantage et dont l'emploi du temps l'asphyxie psychologiquement.
Et pourtant ce King Crimson là devait annoncer un renouveau stylistique, une "simplification" du propos pour se concentrer sur l'énergie et la puissance sonore - demandée par John Wetton - et qui conduirait inexorablement David Cross vers la sortie, lui qui ne peut plus s'exprimer au violon étouffé qu'il est par le volume sonore du groupe, volume sonore revendiqué sur le verso de la pochette en la présence d'un vu-mètre. Le recto, lui, renonce à toute sophisticati…

CARAVAN - in the land of grey and pink - 1971

Troisième album de la formation de Canterbury.

Le courant musical issu de cette petite ville du Kent peut tenir réellement sur deux noms de groupe : Soft Machine et Caravan, pratiquant une fusion du jazz, de la pop et du psychédélisme.

C'est au début des 60's que se crée le mouvement autour d'un musicien australien du nom de Daevid Allen. Il en sort alors un premier groupe, Wilde Flowers, qui accueillera en son sein les fondateurs des deux groupes qui n'auront de cesse d'interchanger leur place dans de nouvelles formations. Il serait alors logique de penser que ce petit monde tourne en rond mais il faut bien avouer que les nouvelles propositions seront tout aussi intéressantes que les initiales, même si moins originales.

Caravan doit sa stabilité et, par conséquence, la réussite de ses trois premiers albums à un mode de vie communautaire et provincial. Le groupe reste stable jusqu'à cet album qui deviendra leur apogée musicale et, peut-on certainement ajouter, …

LED ZEPPELIN - led zeppelin - 1969

Premier album de ce que l'on peut considérer comme le plus grand groupe de rock.

A seulement vingt ans, Jimmy Page est le guitariste le plus recherché par les producteurs tels Mickie Most, Bert Berns ou Shel Talmy qui construisent ce qui sera le rock anglais des 60'. Mais pas seulement, sa réputation l'enverra également aux côtés de Johnny Hallyday, Eddie Mitchell ou Françoise Hardy. Pris de dégoût par ce travail de mercenaire, il rejoint alors les Yardbirds qui lui proposent une place de bassiste. Il reprendra très vite sa guitare et se verra porter à la tête du groupe à l'occasion du départ de Jeff Beck peu après l'épisode du Blow Up d'Antonioni.
En septembre 1968, alors que le groupe implose, Page tient à honorer une ultime tournée et réunie autour de lui John Bonham, John Paul Jones et Robert Plant et appelle le groupe The New Yardbirds.
En quelques heures et centaines de livres, ils enregistrent alors sans contrainte. Peter Grant, leur manager, vendra le …

STEVE HACKETT - voyage of the acolyte - 1975

Premier album solo du guitariste de Genesis.

Alors que le dernier album de Steve Hackett vient de sortir, annoncé qu'il est par moults couvertures et papiers de la presse spécialisée, il me paraît plus intéressant de réécouter ce premier disque, sorti il y a 40 ans, juste après the lamb lies down on Broadway et sa tournée, et donc, avant the trick of the tail des mêmes Genesis mais cette fois-ci sans Peter Gabriel
Il est amusant de constater que la section rythmique de Genesis, à savoir Mike Rutherford et Phil Collins, fait partie intégrante du projet allant jusqu'à co-signer un titre pour l'un, shadow of the hierophant, et prenant la voix lead pour l'autre sur star of sirius. Preuve s'il en est que l'amitié semble bien réelle entre les hommes de Genesis dont on prédit la dislocation après le départ de son chanteur. Manque plus que Tony Banks, mais on peut comprendre qu'Hackett a voulu éviter une redite du groupe et surtout la possibilité de prendre dava…

BRAND X - moroccan roll - 1977

Deuxième album studio du groupe jazz-rock britannique.

En 1975, Island Records décide de former un groupe de jazz rock et lance un casting tout en réservant des créneaux horaires au Basing Street Studio avec pour nom Brand X (Marque X) car on ne savait pas encore qui il y aurait et comment se nommera le groupe. Les musiciens retenus sont totalement inconnus du public, mais un premier album est (serait, les bandes sont toujours dans des cartons) enregistré.
Le batteur Phil Spinelli, qui avait déjà succédé à John Dylan quitte le projet avec le guitariste Pete Bonas. Le groupe repart avec le guitariste américain John Goodsall, tout aussi inconnu que les autres, mais avec le batteur Phil Collins, toujours à la recherche de sensations nouvelles, et leur permettant d'accéder au label Charisma. Le quartet se dirige alors vers des aventures sonores plus que passionnantes.
Pour ce second opus ils intègrent le percussionniste Morris Pert et propose une musique qui allie technique, recherch…

YES - progeny : highlights from ‘72 - 2015

Le label RHINO propose une intégrale des concerts nord-américains de l'année 1972 dans un coffret de 14 disques compacts. Il existe des extraits en trois vinyles.

Durant cet automne '72 - 15 septembre - 20 novembre 1972 - le groupe repart en Amérique du Nord pour une série de concerts de promotion de l'album close to the edge. Alan White remplace Bill Bruford qui décide de rejoindre King Crimson, séduit par les possibilités d'improvisation en son sein et le désir de jouer aux côté de Jamie Muir, percussionniste hors norme. Ce nouveau batteur, amoureux de Mingus et de Sibelius, "capable de jouer des mesures asymétriques et de les faire swinguer et sonner comme si c'était du 4/4" semble bien être le remplaçant idéal, alliant le rythme, l'émotion et la force, pouvant mener le groupe vers de nouveaux horizons.

Ces enregistrements sont contemporains à ceux qui ont donné Yessongs, premier album live sorti par le groupe, mais mis à part opening enregistré l…

CATHEDRAL - stained glass stories - 1978

Premier album du groupe new-yorkais.

Autant l'écrire tout de suite, je pense que le rock progressif ne fait pas partie de la culture américaine. Certainement un lieu commun, ou un a priori, c'est selon, mais il me semble que les groupes outre-atlantique, dès qu'ils abordent ce style penchent immédiatement vers un rock plus FM que symphonique*.
Rudy Perrone mène le groupe depuis pas mal d'années quand il enregistre ce premier album sur un label nommé DELTA. On y retrouve bien des influences (Yes, mais surtout Genesis quant à l'utilisation du mellotron et des sons de choeur, on peut y entendre aussi une certaine influence de Steve Hackett sur the crossing notamment), mais les compositions sont ambitieuses et de belle facture.
Le petit bémol du disque reste la voix de Paul Seal, un brin forcée et pas des plus originales. Il n'en reste pas moins que cet album reste une belle proposition d'un rock symphonique américain.
L'artwork est de Ron Pieniak.


 - Rudy …

BELLAPHON - firefly - 1987

Seul album du trio originaire de Kyoto.


Le groupe Bellaphon voit le jour en 1982, avec le line-up actuel, et donc sans bassiste - ces derniers s'enchaineront au gré des concerts - et c'est Masahiro Torigaki du groupe Ain Soph qui officie sur le disque. Il faut préciser ici les liens entre les deux groupes puisque Mitsutaka Kaki joue également dans Ain Soph.
Le disque est partagé en deux, une face pour Kaki et l'autre pour le guitariste Toshihiro Tanaka - en fait sur le premier titre de la face une, les deux collaborent et le deuxième titre est composé et arrangé par Taiqui Tomiie - une face avec les titres en français (donné également par le batteur amateur de la langue de Molière), et l'autre avec les titres en anglais.
Si le titre firefly, longue suite d'une douzaine de minutes, reste la pierre angulaire de l'album, construit dans l'esprit du symphonique avec introduction aux synthétiseurs et développements successifs pour arriver au solo de guitare, l&#…

BI KYO RAN ( 美狂乱) - bi kyo ran - 1982

Premier album d'un des pionniers du progressif japonais.



Sous l'impulsion du guitariste Kunio Suma, le groupe est fondé en 1973 en trio guitare, basse, batterie et le chant assuré par l'un ou l'autre des membres. Leur véritable premier album sort donc neuf ans plus tard, toujours en trio mais avec des invités tel Michiya Koide à la flûte que nous pouvons apprécier dans cynthia, pièce totalement acoustique avec, autre invité, Toshihiro Nakanishi au violon.
Un son de groupe, une façon de jouer, de construire et surtout une guitare très frippienne nous fait penser à King Crimson, immédiatement. Mais il serait dommage de cantonner le groupe dans un plagiat élémentaire car les compositions et surtout les arrangements ne sont en aucun cas comparables. Le bassiste Masahide Shiratori amenant une touche fusion tout à fait originale avec des lignes d'une belle richesse. Bien sûr, le solo en accord de Suma sur monologue nous renvoie sans hésitation au roi cramoisi de '74…

PAGEANT - abysmal masquerade (奈落の舞踏会) - 1987

Second album d'un des leaders de la scène néo-progressive japonaise.


C'est en 1981, avec l'arrivée de Hiroko Nagai et de Nobuyuki Nagajima, que le groupe, alors intitulé Fashion, prend son nom définitif. Ils seront rejoint par Kazuhiro Miyatake (Mr. Sirius) et joueront enfin au Silver Elephant, club de Tokyo spécialisé dans le prog.
La signature avec MADE IN JAPAN RECORDS semble être une suite logique et ils sortent rapidement un premier album qui fera date (la mosaïque de la rêverie). 
Ce deuxième opus est d'une conception curieuse puisque la première face comporte des titres enregistrés en studio alors que la face B est un live. Album de transition ? Certainement dans un sens, puisque le groupe s'éloigne quelque peu du symphonique pour côtoyer un rock plus simple, voire commercial (manatsu no yuru no yume). 
On retrouve bien vite les fondamentaux avec vexationNagajima et Miyatake - présent alors sur ce seul titre et c'est très dommageable - exposent tout…

ATARAXIA - adolescence of an ancient warrior - 1986

Seul album du groupe japonais.



Au milieu des années 80, la musique progressive est en voie de disparition, mais quelques groupes résistent un peu partout en Europe avec la vague néo-progressive.
C'est curieusement au Japon que nous pourrons trouver une scène active et riche sous l'impulsion de Shingo Ueno. En 1981, il crée le label MADE IN JAPAN RECORDS avec peu de succès car l'intérêt du public s'oriente plutôt vers des groupes aux tendances hard ou heavy. C'est donc dans un second temps, au milieu des 80's, avec des groupes comme Outer Limits, Mugen ou Pageant que le label va prendre de l'ampleur et la scène progressive va pouvoir se développer de façon conséquente.
Ataraxia réalise donc son seul album dans cette effervescence créatrice du Japon, avec, il est vrai, des compositions de facture équivalente au néo-progressif anglais, et l'on pense bien évidemment à IQ, d'autant que le chant est en anglais.
Si les compositions sont d'un intérêt ce…

SAGA - saga - 1978

Premier album du groupe canadien.



Le groupe est formé à Oakville, Ontario par Michael Sadler et Jim Crichton en 1977 sur les bases du groupe d'influences psychédéliques Fluud.
Des parties vocales accrocheuses et des claviers omniprésents seront la marque de fabrique de ce groupe qui continue d'exister puisqu'il vient de sortir un tout nouvel album (sagacity - ear-music - 2014). Ils produiront ce premier disque pour être finalement signés chez POLYDOR. Leur succès exceptionnel en Allemagne construira leur légende et ce sera le seul groupe occidental à pouvoir jouer derrière le "rideau de fer".
Cet album contient deux des fameux chapters, huit au total, qui apparaitront au fil des quatre premiers albums, dans le désordre, et dont le concept est encore une interrogation...
Mise à part la durée des pièces et l'utilisation du minimoog, le groupe est à classer dans la catégorie neoprog, mais les mélodies et les arrangements restent de grande qualité et permettent …

ANYONE'S DAUGHTER - adonis - 1979

Premier album du groupe de Stuttgart.



Nous sommes bien loin alors de l'ère glorieuse du rock progressif - le punk est presque mort et arrive la new wave -, et le label BRAIN s'est peu à peu éloigné de ce courant, néanmoins le style du groupe amené depuis un an maintenant par le bassiste et chanteur HaraldBareth que d'aucun n'hésiterons pas à comparer à JohnWetton, séduit les producteurs de Hambourg.
Le groupe existe depuis 1972 et se fait spécialité de reprendre des morceaux de groupes reconnus comme Deep Purple, d'où leur nom. A cette époque-là le groupe change souvent de line up autour de Matthias Ulmer et Uwe Karpa, les fondateurs. 
Après avoir trouvé leur assise avec les arrivées de Bareth et de Kono Konopik, ils s'inscrivent dans la veine du courant symphonique et ambitieux et la première face du disque est une longue suite de vingt cinq minutes, conceptuelle donc. Les arrangements et harmonies sont travaillés, les mélodies dignes de leurs ainés, et un ly…

MIKE OLDFIELD - incantations - 1978

Quatrième album du compositeur originaire de Reading, Berkshire.



Cet album fait figure de tournant dans la carrière de Mike Oldfield, car après une longue tournée et un live qui s'en suivront, le multi-instrumentiste se dirigera vers des compositions plus compactes, plus simples et cadrées, suivant à son tour les exigences du début des années 80, exigences commerciales et formatées.
Nous atteignons ici ce que nous pouvons appeler l'apogée de l'oeuvre de l'anglais, revenu d'une thérapie qui lui aurait permis d'identifier certains maux liés à un passé douloureux, il veut composer une énorme suite en quatre parties d'une petite vingtaine de minutes chacune, entouré, entre autre, de Pierre Moerlen et de Sally et TerryOldfield.
La composition est complexe, les thèmes s'entrecroisent, se répondent et les références sont clairement prises au sein même du courant américain de la musique répétitive. Dans ce sens, cet album, plus que tout autre, nécessite une éc…

SUPERTRAMP - crime of the century - 1974

Troisième album du groupe anglais à deux têtes.


Effectivement, ce groupe - même s'il a existé par la suite sans l'une de ses têtes - a fonctionné avec deux véritables leaders : Rick Davies et Roger Hodgson, ce dernier étant auditionné par le premier qui venait de dissoudre son groupe pour en reformer un, soutenu qu'il était par un millionaire hollandais, Stanley August Miesagaes (à qui est dédié ce disque).
Nous sommes en 1969, et Supertramp se rode sur les scènes londoniennes et construit un répertoire qui allie le progressif aux accents folk et le rock américain avec, déjà, une place spéciale pour le piano et l'harmonica. Deux albums plus tard et de nouvelles têtes, le groupe va s'imposer pour quelques années comme une référence d'élégance, de raffinement et de maître étalon dans l'histoire de la mélodie.
Ils signent alors chez A&M et sont produits par Ken Scott. Comme l'indique l'artwork, le contenu de l'album traitera de l'aliénatio…

ANIMA MORTE - upon darkened stains - 2014

Troisième album du groupe suédois.


C'est en 2004 qu'est né Anima Morte, suite à la rencontre de Fredrik Klingwall - qui travaillait beaucoup sur le concept de la musique instrumentale et tout particulièrement sur les films du cinéma bis italien, le giallo - et de Stefan Granberg. Le duo sortira alors un EP, viva morte, dans l'optique de tester leur position vis à vis d'une certaine idée musicale commune, celle que pouvait notamment développer Goblin sur les films de Dario Argento.
Très vite le duo s'étoffe et intègre les deux autres membres qui froment depuis Anima Morte, DanielCannerfelt à la guitare et TeddyMöller à la batterie.
Il s'ensuit deux albums, l'un immédiat après le EP, face the sea of darkness, puis, en 2011, the nightmare becomes reality. Simplement au regard des titres nous pouvons constater que nous sommes bien dans le sombre et l'horreur, mais avec cette construction typique des musiques de films des années 70's.
Le nouvel opus sor…

THE ENID - in the region of the summer star - 1976

Premier album de la formation de Robert John Godfrey.



Robert John Godfrey est né dans le Kent, Sud Est de l'Angleterre, où il est élève d'une école privée fondée par George Lyward. Cette éducation so british marquera profondément Godfrey et il dédiera son album the fall of Hyperion à son fondateur décédé.
Son éducation musicale se fera au Royal College of Music sous l'égide du pianiste Malcolm Binns mais aussi de Benjamin Britten ou de Sir Michael Tippett, excusez du peu... Il est écrit que Godfrey devienne concertiste mais le conservatisme du milieu classique le pèse et il décide donc d'aller voir ailleurs. Et l'ailleurs se présente sous la forme d'un groupe qui vient de signer chez HARVEST, filiale progressive d'EMI, et qui prépare son nouvel album, Barclay James Harvest pour qui il fondera un orchestre pour les accompagner et écrira les arrangements. La suite est moins excitante puisque tout ça se terminera devant les tribunaux anglais, Godfrey réclamant…