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Affichage des articles du 2014

CHRIS SQUIRE - fish out of water - 1975

Premier album solo du bassiste de YES.


Fish out of water représente clairement Squire, dont fish est le surnom, et, sur ce disque, il se trouve en dehors de son élément (l'eau pour le poisson), YES. 
Cet album solo, enregistré comme ceux de ses partenaires de Yes, après l'enregistrement et la tournée épuisante de relayer, démontrera, si besoin était, que le bassiste est bien le leader du groupe, celui qui propose et amène les idées de composition. En effet, des cinq albums solos qui se sont succédés en cette année post-relayer, fish out of water est bien le proche musicalement de l'univers du groupe.
Squire profite de cette parenthèse pour retrouver son ami et partenaire de The Syn, Andrew Pryce Jackman qui assure en plus du piano, la direction des arrangements et de l'orchestre. Deux anciens membres de Yes sont aussi présents avec Bill Bruford et Patrick Moraz, mais les futurs partenaires ne joueront pas ensemble pour cet enregistrement ce qui contrariera beaucoup le b…

STEVE HOWE - beginnings - 1975

Premier album du guitariste de Yes.





































Steve Howe est un autodidacte et a pour source d'influence principale Barney Kessel, Wes Montgomery ou Chet Atkins, guitariste "étant capable de jouer toute sorte de style." En 1965, il rejoint le futur Tomorrow, groupe psychédélique dont la carrière est envisagée avec sérénité mais qui ne gravera qu'un seul album. Il refusera l'opportunité de rejoindre Jethro Tull ou encore The Nice attendant un contrat avec son nouveau groupe Bodast, en vain.
C'est alors que Yes demande à Peter Banks de quitter le groupe et fait appel à lui. En 1974, relayer est le cinquième album studio enregistré avec Yes, et, peut être le plus pénible. Howe, de son côté, prépare un album solo depuis quelques temps.

Fin 1975, Steve Howe est le premier du groupe à sortir son album après l'aventure collective de relayer. On y retrouve Patrick Moraz et Alan White et Howe se lance à en être le seul chanteur, et, hélas, ce n'est pas toujours d'un…

JON ANDERSON - olias of sunhillow - 1976

Premier album solo du chanteur de Yes.

Après l'enregistrement et succès de relayer et suite à la longue tournée qui s'en suit, chaque membre du groupe fait une pause et enregistre son solo.
Celui d'Anderson sortira le dernier, mais reste certainement le plus abouti de tous. Précisons ici qu'il s'agit réellement d'un album solo, puisqu'Anderson est le seul instrumentiste et, bien sûr, chanteur sur le disque. On imagine l'immensité du projet pour quelqu'un qui ne maîtrise absolument pas les claviers, les harpes et autres percussions de construire cette oeuvre conceptuelle. L'enregistrement se déroule de septembre 1975 à avril 1976...
Sur une idée basée sur les pochettes de Roger Dean - qui ne réalisera pas l'artwork - et d'un livre de la plasticienne mystique Vera Stanley-Alder, Anderson nous raconte l'histoire de Olias, architecte et créateur du vaisseau spatial, voulant quitter Sunhillow à la recherche d'une terre meilleure.
Nou…

ASIA feat. JOHN PAYNE - recollections - 2014

Premier album d'un groupe qui devrait en avoir treize...





































Cette introduction peut sembler quelque peu curieuse mais l'histoire du groupe ASIA l'est tout autant.
En 1981, Geoff Downes, Steve Howe (YES), John Wetton (UK, King Crimson) et Carl Palmer (ELP) forment ASIA. Le but avoué est de faire de l'audience et des tubes, et ce sera le cas. Tout cela reste tout de même dans une certaine mesure très raisonnable puisque le groupe doit toucher un public tourné vers le rock progressif et à la recherche de ses idoles et éventuellement s'ouvrir vers le rock FM, style dont leurs titres sont idéalement formatés.
Neuf ans plus tard, il ne reste que Downes au sein de l'entité ASIA qui, tant bien que mal, essaie de tenir le cap et recrute donc John Payne pour pallier au dernier départ, celui de Wetton. Cette formation tiendra jusqu'en 2006, moment que Downes choisit pour reformer le ASIA original. Exit donc John Payne qui gardera tout de même le nom avec le sous-titre f…

PINK FLOYD - ummagumma - 1969

Quatrième album de l'ex groupe de Syd Barrett.


Les concerts et les tournées s'enchainent et la présence de Barrett s'avère pour le moins perturbante au sein du groupe.  Capable de se désaccorder sur scène dès le début du set, l'attitude du jeune homme de Cambridge déstabilise ses amis et met en péril l'avenir du Floyd. 
Fin 1967, un premier contact est pris avec David Gilmour, lui aussi originaire de Cambridge et ami de Barrett. On pense alors sérieusement à l'intégrer au groupe, en vue d'un remplacement à court terme de Barrett. On sait qu'il est capable d'imiter n'importe qui et qu'il pourra refaire les soli de son ami. Pour la petite anecdote le nom de Jeff Beck est évoqué mais il ne sera jamais contacté, sans doute par timidité...
Quelques concerts sont alors joués à cinq tout début 1968 et a saucerful of secret est enregistré dans cette tourmente. Mais pour ummagumma, avec la nouvelle version du Floyd et surtout sans leur créateur, le …

HAPPY THE MAN - happy the man - 1977

Premier album du groupe américain.

Le groupe est fondé en 1972, par Stanley Whitaker et David Bach, claviériste, du côté de Franckfort. Avec leur groupe d'alors, Shady Grove, ils font la connaissance de Rick Kennell qui effectue son service militaire en Allemagne et avec qui ils auront le plaisir de jammer sur du Genesis ou du King Krimson. Il leur présentera à son tour Mike Beck et il n'en fallu pas davantage pour que naisse l'idée de groupe qui pourra prendre forme dès que Kennell rentrera aux Etats-Unis.
Whitaker s'inscrit au Madison College de Harrisonburg, Virginie et, après avoir écouté l'ensemble de jazz du collège propose à Frank Wyatt de les rejoindre. Le groupe est complet, sauf que Bach décide alors de prendre une autre direction musicale et quitte Happy the Man. Kit Watkins le remplacera, lui qui vient de jouer de manière incroyable avec son groupe la pièce hoedown (1) d'Emerson, Lake and Palmer devant ses futurs partenaires.
Le nom vient de Ken Whi…

GENESIS - nursery crime - 1971

Troisième album du groupe de Chaterhouse.

Après leur premier enregistrement (trespass) pour Tony Stratton-Smith et son label CHARISMA, le quintette prend la route, mais voilà, Anthony Phillips enchaîne mononucléose, pneumonie et ses séjours alités se succèdent. On craint la dépression. Ses absences au cours des concerts deviennent problématiques et il baisse carrément le volume de son ampli pour que personne n'entende ses erreurs. 
Il doit donc annoncer son départ, tout d'abord à Mike Rutherford, son ami qui réagira par le silence et entraînera l'incompréhension du guitariste. Par la suite, Tony Banks envisagera la fin du groupe mais Peter Gabriel, en véritable leader, proposera de chercher un nouveau guitariste et, par la même occasion, de changer de batteur.
Steve Hackett sera contacté après l'annonce qu'il a fait paraître dans le melody maker, alors que Phil Collins, pour son audition, s'inspirera de ses concurrents qu'il entend alors qu'il est sur l…

REFUGEE - refugee - 1974

Seul et unique album du trio.

Alors que Lee Jackson est à la recherche d'un clavier pour son groupe Jackson Heights, il rencontre Patrick Moraz et, séduit par la virtuosité du suisse il cède au désir de remonter un trio à l'image de The Nice dont il était le bassiste. Il n'en faudra pas plus pour que Brian Davison, ancien membre, lui aussi, et batteur du trio disparu depuis le départ de Keith Emerson, rejoigne le projet.
C'est donc tout aussi naturellement que Refugee signe chez Tony Stratton-Smith pour une sortie de disque sur le label Charisma.
C'est Patrick Moraz qui se charge de toutes les musiques et Lee Jackson signe les textes et les parties vocales, pas franchement réussies, il faut bien l'avouer.
Dès l'introduction, avec papillon, nous sommes bien sur le territoire du trio rock progressif clavier / basse / batterie classique, le ton est donné avec un clavier dominant et virtuose mais, cette facette là du trio n'est pas la plus originale. 
Le p…

JETHRO TULL - thick as a brick - 1972

Cinquième album du groupe britannique issu de Blackpool.

On peut affirmer ici que Jethro Tull n'est pas significatif du mouvement progressif même s'il y est maintenant assimilé, Tull vient plutôt du blues et du folk lié aux influences de son premier guitariste, Mick Abrahams. Il est certain que l'arrivée de Martin Barre en 1969, alors que le groupe se prépare pour une tournée américaine en première partie de Led Zeppelin, va ouvrir d'autres horizons allant vers des mutations stylistiques inattendues.
En 1971, sort aqualung, album, certes, lorgnant vers le progressif mais n'en étant 'pas encore' même si la construction de certains titres peut poser question. Mais la presse d'alors insistera sur le côté concept de l'album et le qualifiera donc de progressif, idée que refusera totalement Ian Anderson.
Mais, tout ceci n'aura pas était inutile, car finalement, par réaction, Ian Anderson décide d'écrire un véritable concept album et crée Gerald &…

DAYS BETWEEN STATIONS - in extremis - 2013

Second album du duo californien.

Il faudrait plus exactement parler de trio, car si Oscar Fuentes et Sepand Samzadeh mènent toujours le projet, Billy Sherwood est très impliqué sur cet album. Production, batterie mais aussi chant, et c'est une nouvelle surprise par rapport au premier album tout instrumental.
Les autres invités sont aussi des anciens membres de YES, comme Rick Wakeman et Peter Banks - dont ce sera son dernier enregistrement avant son décès - mais aussi l'incontournable Tony Levin ou le retour de Colin Mouldding, ancien chanteur de XTC, pour un titre pop de l'album pour lequel le groupe a d'ailleurs réalisé un clip (the man who died two times). 
L'album débute avec no cause for alarm qui est bien l'ouverture promise reprenant d'une belle façon les thèmes ou leitmotiv que nous retrouverons tout au long de l'album. Concept album donc, sans conteste, avec un progressif symphonique s'émancipant ici et là, renonçant aux effets de style et…

AREA (INTERNATIONAL POPULAR GROUP) - arbeit macht frei - 1973

Premier album d'une formation hors normes.

Si l'Italie est reconnue comme terre d'accueil pour les groupes progressifs anglais et totalement amoureuse du style, elle est très vite devenue le nid d'un courant national on ne peut plus riche et talentueux.
Le groupe Area est certainement une des formations - et pas seulement en Italie - des plus passionnantes de par sa musique bien entendu et de la qualité de ses interprètes, mais aussi, et surtout, de par son engagement politique d'extrême gauche.
Si le groupe existe déjà de façon formelle - ils jouent régulièrement dans un état proche du free rock - les musiciens se retrouvent au cours d'une session pour Alberto Radius en 1972 et garderont le titre d'un morceau pour donner naissance au groupe. Musiciens aguerris, ils maîtrisent beaucoup de styles et se projettent vers un progressif flirtant avec le jazz et le traditionnel. Bien sûr, la présence de Demetrio Stratos (Ευστράτιος Δημητρίου), chanteur d'origine…

VAN DER GRAAF GENERATOR - H to He, who am the only one - 1970

Troisième album du groupe de Peter Hammill.

C'est certainement sous ce troisième opus que le groupe impose son style et une nouvelle approche du genre progressif, étiquette que Peter Hammill refusera de façon continuelle.
Il était temps d'aborder un album du VDGG, groupe au nom sorti de nulle part si ce n'est d'un appareil à fabriquer de l'électricité statique (avec une orthographe quelque peu hasardeuse) mais capital dans le paysage du prog. 
Le groupe est fondé en 1967 avec un contrat sur le label MERCURY, mais très vite le groupe se sépare mais Peter Hammill se doit d'honorer ses obligations contractuelles et entre en studio pour un premier album solo. Il réunit autour de lui ses anciens partenaires, et, le groupe ainsi reformé sort the aerosol grey machine.
Leur manager, Tony Stratton-Smith, crée à ce moment là le label CHARISMA, et le VDGG sera le premier groupe à signer avec l'arrivée en leur sein de David Jackson, au saxophone et de Nic Potter à la …

CARPET - elysian pleasures - 2013

Premier album du groupe allemand.

Nous ne sommes pas là, en présence d'un groupe de rock progressif. Ils s'en défendent d'ailleurs eux-même, comme à leur époque Van der Graaf Generator ou, plus près de nous, Steven Wilson. Et ils ont bien raison, ces musiciens d'Augsburg, le propos est plus proche du psychédélisme voire de l'école canterburienne que des suites oniriques des enfants de King Crimson.

Maximilian Stephan a pourtant écouté tous les classiques de prog, jusqu'au milieu des 70's au moment de la première séparation du Roi Cramoisi. Ce qu'il a retenu de tout ça est certainement une idée sonore, un goût pour le son vintage, pour la couleur que procure l'utilisation du mellotron ou autre instrument du siècle dernier. Ensuite, à l'instar de la magnifique pochette, le collage est un art délicat que maîtrise tout particulièrement notre garçon - précisons tout de suite qu'il est graphiste de formation - et sa musique est construite ainsi. D…

EMERSON, LAKE & PALMER - tarkus - 1971

Deuxième opus du premier supergroupe.

Le 29 août 1970, le trio Emerson, Lake and Palmer se produit au festival de l'Ile de Wight avec à peine quelques répétitions derrière lui. Le groupe s'impose alors comme un véritable super-goupe comme seul le rock progressif a su en créer. Le côté commercial est une évidence et, si ce concert de l'Ile de Wight reste d'une piètre qualité, le show scénique livré avec la prestation musicale interpellera les 500 000 spectateurs médusés - et surtout abusés - qui participeront à l'immense succès à venir du groupe.
Alors que le trio veut sortir leur adaptation de la pièce de Moussorgsky, pictures at an exibition - celle-là même jouée lors du festival - leur maison de disque leur propose plutôt un album studio. Le groupe va alors s'atteler à une oeuvre fondamentale dans l'histoire du progressif.
Certes, nous pourrons rejeter d'emblée are you ready, Eddy ?, pièce clin d'oeil et anecdotique dédiée à leur ingénieur du son…

EGG - egg - 1970

Premier album du trio.


C'est donc chose faite, DECCA publie le premier album du feu quatuor Uriel, et Steve Hillage a quitté le navire, non sans y revenir une dernière fois pour enregistrer de façon anonyme l'album d'Arzachel.
Le trio garde quelques touches de psychédélisme mais se tourne résolument vers le rock progressif, sans y entrer plainement On y découvre Dave Stewart développant un lyrisme de qualité et une belle technicité. Les compositions laisseront la part belle à l'orgue, et on y retrouve des inspirations venues des compositions de Nice qu'il reprenait à l'époque d'Uriel.
Comme chez Nice, ou plus tard chez ELP, les citations d’œuvres classiques sont bien présentes avec du Bach (fugue en Ré mineur), du Grieg (symphony n° 2, citation de peer gynt) ou du Stravinsky (toujours dans symphony n° 2, avec un thème du sacre du printemps), mais c'est aussi sous certaines couleurs de jazz côtoyant parfois le free jazz (the song of McGillicudie the pus…

ARZACHEL - arzachel - 1969

Seul et unique disque d'un groupe qui ne s'appelle plus Uriel...


Quatre jeunes musiciens de la scène de Canterbury rêvent de créer un grand groupe psychédélique en reprenant des thèmes de Cream, d'Hendrix ou encore de Nice, bien aidés en cela par les effets de substances psychotropes. Début 1968, peu de producteurs sont intéressés par leur musique et peu à peu, les compositions de Stewart et Campbell se tournent vers le progressif. Steve Hillage, guitariste du groupe, préfère arrêter là et Uriel devient un trio qui signe chez DECCA en 1969 et s'appelle désormais Egg...
Pourtant, après leur signature, un label leur propose de produire la musique du groupe Uriel. Hillage parti, Uriel n'existe plus et Egg est sous contrat, le risque est trop grand pour le trio. Mais cela se fera tout de même en changeant à nouveau de nom et en prenant des pseudonymes et bien sûr en rappelant Hillage.
Uriel devient donc Arzachel, et enregistre en un jour ce disque devenu culte aujourd&…