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Affichage des articles du novembre, 2013

CAN - the lost tapes - 2013

Des bandes inédites de CAN, sélectionnées par Irmin Schmidt et Jono Podmore.

En 2004, le Musée Rock'n'Pop de Gronau acquiert l'Inner Space Studio et démonte tout le mobilier afin de le remonter à l'identique dans ses murs. L'Inner Space Studio était un ancien cinéma de Weilerswist investi par CAN qui en fit son nouveau lieu de répétition à partir de décembre 1972 jusqu'en 1977, transférant par la même occasion les archives enregistrées dans leur précédent studio. Il aura donc fallu ce déménagement pour redécouvrir ces bandes qui, finalement, étaient plus oubliées que perdues.
C'est à partir de plus de trente heures de musique que le membre fondateur du groupe de Cologne a retenu ces trois heures et quelque. Et on voit très vite que ce n'est pas un projet exclusivement fait pour les fans ou les collectionneurs. Les pièces sont issues de répétitions, mais aussi créées pour le cinéma, ou encore prise en live. 
La toute première période nous permet d'a…

IQ - tales from the lush attic - 1983

Premier LP auto-produit par le groupe anglais.


Il en aura fallu du temps et des noms pour enfin trouver la formule idéale et garder un patronyme issu d'un titre enregistré sur leur vraie première production, une cassette (vous vous souvenez ?!...) qui avait pour titre seven stories into eight.
Peter Nicholls et Mike Holmes se sont rencontrés en 1976, puis, au fil des rencontres et des changements, se joindront à eux Paul Cook (qui n'était pas comme on le lit ici ou là, le batteur des sex pistols !!), Tim Esau à la basse et Martin Orford aux claviers, pour former le quintette historique du groupe, même si un faux départ de Peter Nicholls vient perturber quelque peu l'ensemble.
Toujours est-il que tout le monde est là en 83 pour enregistrer cet album qui reste pour moi le plus significatif de la génération néo-prog.
Bien sûr, tout n'est pas parfait, mais on note d'entrée un fort désir du retour vers les valeurs du prog des seventies. Un son d'ensemble qui ne veut…

MARILLION - fugazi - 1984

Deuxième album studio du groupe d'Aylesbury.



Il fallait bien, au bout d'une quinzaine de chroniques sur ce blog, aborder les 80's et les groupes de néo-prog qui en sont nés.
On le sait, les années 80 n'ont pas fait beaucoup de bien à la musique. Uniformisation du son, standardisation du format - boom des radios locales oblige -, normalisation de la médiocrité... Et bien sûr, les groupes phares des 70's comme Yes, Genesis suivis par des groupes moins historiques mais montés par les membres de ces derniers comme Asia ou GTR, espèrent une reconnaissance sans limite et viennent flirter avec la pop la plus indigeste.
Pour s'opposer à ce courant qui a abandonné toutes les bases du prog pour faire de la chanson, naît alors quelques groupes qui reprennent l'histoire là où elle s'était arrêtée après 76. IQ, Pendragon, Twelfth Night, Pallas, et Marillion en chef de file, mèneront cette bataille du retour au rock progressif avec tout le décorum que cela implique …

NEKTAR - remember the future - 1973

Quatrième album du groupe anglais basé en Allemagne.




Fondé en 1969 à Hambourg, Nektar ne propose pas à proprement parler un rock progressif pur jus, mais une musique issue clairement du psychédélisme et s'inspirant de ce qui est en train de se construire en Europe, ou plus précisément en Angleterre - puisque les musiciens en sont originaires -, évitant le grand mouvement typiquement allemand lui aussi en construction, le krautrock.
Remember the future est leur second album pour cette même année 73 (l'autre s'intitule sounds like this) et connaîtra un gros succès aux Etats-Unis où il est le seul album distribué. Ceci entraînera une tournée en Amérique, puis en Europe lors de laquelle ils joueront en première partie de Franck Zappa.
L'album est un concept album, comme il était presque normal d'en faire à l'époque, Bluebird trouve les terriens inamicaux, le rejetant systématiquement de par sa couleur (bleue) et ses ailes. Il rencontrera alors un jeune garçon aveug…

THIEVES' KITCHEN - one for sorrow, two for joy - 2013

Cinquième album du, désormais, trio.

On ne pourra pas évoquer cet album sans parler tout de suite de l'arrivée salvatrice de Thomas Johnson et de ses claviers analogiques, quittant Anglagard pour amener une touche plus émotionnelle et sensible à une musique trop complexe et froide d'alors. Depuis 2000 et son premier opus head, Thieves' Kitchen s'employait à construire une oeuvre hermétique "focalisé(e) sur un processus de composition d'une extrême complexité, utilisant des séquenceurs informatiques comme outil pour permettre la construction de morceaux longs et denses (...) explorant des structures jazz et des pseudo-improvisations écrites."(1)
Aujourd'hui, avec one for sorrow, two for joy, le trio se recentre sur la voix - et quelle voix que celle d'Amy Darby, tout en maîtrise et beauté - et une certaine simplicité orchestrale, allant de la ballade acoustique (the weaver) à un rock qui se voudrait plus dur à la première écoute avec riff de guita…