Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du septembre, 2013

PREMIATA FORNERIA MARCONI - l'isola di niente - 1974

Troisième album d'un des groupes phares de la scène italienne.

La scène progressive italienne a été très active dès le début des seventies afin de diffuser au mieux les groupes anglo-saxons, puis, pour certains musiciens, s'en inspirer et créer leur propre courant, un des plus vifs de la vieille Europe.
Le groupe PFM existe sous d'autres patronymes depuis les années 60 pour, entre autre, accompagner des stars de la variété italienne. Peu à peu, ces jeunes gens se passionnent pour le renouveau du rock et les nouveaux courants anglais. On passera très vite sur l'origine de leur nom peu évident à retenir, et voici le quintette qui signe chez numero uno, nouveau label italien axé sur le progressif.
Les premières parties s'enchaînent (Yes, ProcolHarum, DeepPurple...) et peu à peu, le succès aidant, PFM débute une collaboration avec PeterSinfield pour écrire les textes des versions anglaises de leurs albums - pratique relativement courante chez nos amis transalpins -, p…

ANGE - Émile Jacotey - 1975

Quatrième disque du groupe belfortain.

Á Émile Jacotey, grand maréchal ferrant, que nous remercions pour sa gentillesse,  sa voix de vieux gamin, son visage de légendes et sa "gnôle maléfique".  Il reste et restera le Symbole des petits vieux de tous les temps ! 
Il fût sans aucun doute difficile d'enchaîner derrière au delà du délire (1974), album phare - encore aujourd'hui - d'un groupe qui s'affirme d'album en album comme le véritable leader d'un mouvement musical français, mouvement qui qualifiera le groupe, par manque d'objectivité et de repère, comme un clone de Genesis.
Ce disque qui avait pour titre initial le livre des légendes, a été composé pour sa première partie en tournée. Malheureusement, tout ne fût pas prêt en temps et en heure et la seconde partie dut voir le jour en studio, dans la précipitation et les fortes tensions : "Il fallait que le disque soit bouclé et c'est là qu'on a commencé à se brouiller. (...) J'essa…

SPOCK'S BEARD - brief nocturnes and dreamless sleep - 2013

Il s'agit ici du onzième album du groupe californien.
Formé à Los Angeles par les frères Morse, Spock's Beard nous propose un rock progressif venu des USA... Neal Morse, leader, chanteur, compositeur, multi-instrumentiste quitte le groupe en 2003 après l'écriture d'un concept album qui raconte l'histoire cauchemardesque d'un albinos perdu dans New York, et sera remplacé au pied levé par le batteur Nick D'Virgilio - ça rappelle un petit quelque chose cette histoire, non ? Ce nouvel album doit à nouveau faire face au départ de ce dernier et le groupe le remplacera par Ted Leonard au chant et Jimmy Keegan (déjà présent sur scène) à la batterie.
Autant le dire tout de suite, à la première écoute je reste sceptique : trop d'accroches faciles, un rock plus FM que progressif, un son très américain, une production surfaite... Mais on m'avait présenté ce groupe comme incontournable, emblématique du renouveau progressif, des musiciens de haute volée, bref, i…

GRYPHON - midnight mushrumps - 1974

Deuxième album pour cet ensemble médiéval-progressiste.


Richard Harvey, créateur du groupe, et maintenant plus connu comme compositeur de musiques de films (Eichmann, les deux mondes...) ou encore comme soliste pour ces mêmes musiques (le roi lion, HarryPotter, Madagascar...), a fait ses études d'instrumentiste brillant au Royal College of Music de Londres. Là, il se spécialise dans le jeu de la flûte qu'il pratique depuis son plus jeune âge, et, suite à la rencontre de Graeme Taylor puis de Brian Gulland, forme un trio très original qui répond au nom de Spellthorne. Alors que l'Angleterre se passionne pour des groupes comme Fairport Convention ou Pentangle, le trio marie son acquis classique avec le folk anglais pour écrire une musique néo-élisabéthaine qui fera succès dans les restaurants londoniens.
Le quatrième membre, David Oberlé, batteur rock autodidacte, viendra apporter une touche populaire réduisant sa batterie en un set de percussions intégrant parfaitement l…

CLEARLIGHT - les contes du singe fou - 1976

Cyrille Verdeaux signe ici son troisième album sous le nom collectif de Clearlight.
Après avoir fait des études brillantes au Conservatoire National de Paris, Cyrille Verdeaux finit par se faire expulser après mai 68 pour activité révolutionnaire. Il part alors sur Nice s'inscrire au Conservatoire, où le directeur n'était autre que Pierre Cochereau, afin de poursuivre ses études.
De retour sur Paris, il formera avec Christian Boulé, le groupe Babylone. Quelques concerts et répétitions plus tard et le groupe se sépare, laissant Verdeaux dans l'expectative. Cette expérience lui aura tout de même permis de découvrir toute la scène de Canterbury, mais aussi Cream et Hendrix. Il se refugia un temps dans la maison de campagne de ses parents dans laquelle trônait un piano à queue et improvisa ce qui allait devenir sa Clearlight Symphony. Il fît écouter ses bandes à un ami qui lui conseilla de la proposer à Virgin qui venait de signer un beau succès avec Tubular Bells de Mike Oldf…

YUKA & CHRONOSHIP - dino rocket oxygen - 2013

Dino Rocket Oxygen est le deuxième album du quartet japonais.



J'ai toujours aimé acheter des disques au feeling, attiré par la pochette, par l'instrumentation proposée, par quelques lignes lues ici ou là. Ici, c'est suite à un article paru dans Big Band Magazine et surtout un artwork signé Roger Dean qui me rappelle les grands moments de Yes, close to the edge pour ne pas le citer. Autant l'avouer tout de suite, nous en sommes loin...
Cet album se compose en trois parties (comme son titre l'indique), trois suites. La première, consacrée aux dinosaures (?!), démarre par la question existentielle "qui de l’œuf ou du dinosaure..." avec mellotron sur rythme cardiaque, puis la guitare entame une série d'arpèges qui seront doublées par le piano, d'une manière post-romantique. L'enchaînement avec le deuxième mouvement est une belle idée, avec un thème qui tourne bien où le clavier, la basse la guitare s'échangeront les rôles pour la rythmique. C&…

GENTLE GIANT - gentle giant - 1970

Première réalisation du gentil géant.



Désireux de s'échapper du carcan commercial de leur précédente formation (Simon Dupree & the Big Sound), les frères Shulman créent un nouveau groupe avec l'envie de visiter les territoires défrichés par le King Crimson de Robert Fripp et Ian McDonald.

Pour ce faire, ils recrutent le guitariste Gary Green et le claviériste Kerry Minnear, diplômé du Royal College of Music, qui enrichira les talents de multi-instrumentistes de la fratrie d'une grande qualité d'écriture.

C'est le manager de Colosseum, Gerry Bron, qui leur trouve le nom et finance les répétitions. Quelques concerts sont proposés en première partie de Jimi Hendrix, puis le producteur de David Bowie, Tony Visconti, les fait entrer en studio pour signer chez Vertigo.

Dans ce premier album, les bases de la musique du géant sont bel et bien posées. Les harmonies vocales, l'instrumentation variée et riche, un côté musique médiévale (qui s'affirmera tout au lo…