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Articles

Affichage des articles du 2013

NEU ! - neu ! - 1971

Premier album pour le groupe de Düsseldorf

Au début des années 70, la ville de Düsseldorf fourmille de groupes de rock. Klaus Dinger est le batteur de the no alors que Michaël Rother est guitariste de the spitits of sound. Les deux jeunes hommes abandonnent alors leurs études pour se consacrer exclusivement à la musique et se retrouvent sur scène à l'occasion d'une tournée de Kraftwerk par qui ils ont été embauchés.
Suite à divers désaccords - Dinger voit son rôle très restreint et Rother ne retrouve plus le plaisir éprouvé en tournée - ils quittent le groupe et forment alors ce qui n'est pas encore NEU !
Par le travail de studio et l'apport de l'ingénieur du son Conny Plank (troisième membre du groupe), ils prolongent les recherches effectuées au sein de Kraftwerk avec, en prime, une liberté totale. Michaël Rother développe ses masses et textures sonores, par couche grâce au re-recording (Im Glück) et le duo va au bout de ses idées et s'impose dans ce que l&#…

NOT A GOOD SIGN - not a good sign - 2013

Premier album du quintette transalpin.

Il aura fallu deux ans à Francesco Zago et à Paolo Botta pour former ce groupe qui s'en va puiser son inspiration dans la source même du prog. Il suffira pour s'en convaincre d'écouter seulement une plage de l'album, making stills, pour être convaincu que, en moins de sept minutes, toute l'histoire de cette musique a bien était comprise et assimilée par les auteurs. Le son du groupe, l'utilisation du mellotron, les ambiances, les ruptures, tout est là pour nous accompagner sur des chemins balisés, certes, mais si loin des productions de neo-prog actuelles qui regorgent de ces clichés si fades qui voudraient tellement titiller la pop ou le rock plus dur.
Venus de formations très ambitieuses que sont Yugen et Ske, Francesco Zaggo et Paolo Botta ont voulu construire un univers plus ouvert, plus mélodique, et, disons le franchement, espérant un succès et une reconnaissance plus grands.
La force de cet album, comme d'aille…

PENDRAGON - the jewell - 1985

Premier album du quartuor anglais.

Un an après avoir produit un EP, fly high, fall far, Pendragon sort son LP. En pleine vague du néo-prog, Nick Barrett espère un contrat avec la firme EMI, mais the jewell ne sera que distribué par ces derniers. Les temps changent vite à cette époque et tous les espoirs de la nouvelle vague progressive se portent désormais vers Marillion.
Nick Barrett crée Zeus Pendragon en 1978 et se forge un talent de guitariste indéniable, de grand mélodiste et de chanteur original. Il faut noter que Pendragon est le seul groupe néo-prog à jouer à quatre, Barrett cumulant les rôles de guitariste et de chanteur.
Ici aussi, nous sommes plus proche d'un progressif des 70's avec des compositions ambitieuses (the black night, Alaska) même si quelques clichés de l'époque ressortent ici ou là, avec notamment une batterie, Nigel Harris, typiquement rock FM, surtout dans les breaks. Les envolées de claviers, les climats, sont particulièrement travaillés (circus

CAN - the lost tapes - 2013

Des bandes inédites de CAN, sélectionnées par Irmin Schmidt et Jono Podmore.

En 2004, le Musée Rock'n'Pop de Gronau acquiert l'Inner Space Studio et démonte tout le mobilier afin de le remonter à l'identique dans ses murs. L'Inner Space Studio était un ancien cinéma de Weilerswist investi par CAN qui en fit son nouveau lieu de répétition à partir de décembre 1972 jusqu'en 1977, transférant par la même occasion les archives enregistrées dans leur précédent studio. Il aura donc fallu ce déménagement pour redécouvrir ces bandes qui, finalement, étaient plus oubliées que perdues.
C'est à partir de plus de trente heures de musique que le membre fondateur du groupe de Cologne a retenu ces trois heures et quelque. Et on voit très vite que ce n'est pas un projet exclusivement fait pour les fans ou les collectionneurs. Les pièces sont issues de répétitions, mais aussi créées pour le cinéma, ou encore prise en live
La toute première période nous permet d'a…

IQ - tales from the lush attic - 1983

Premier LP auto-produit par le groupe anglais.


Il en aura fallu du temps et des noms pour enfin trouver la formule idéale et garder un patronyme issu d'un titre enregistré sur leur vraie première production, une cassette (vous vous souvenez ?!...) qui avait pour titre seven stories into eight.
Peter Nicholls et Mike Holmes se sont rencontrés en 1976, puis, au fil des rencontres et des changements, se joindront à eux Paul Cook (qui n'était pas comme on le lit ici ou là, le batteur des sex pistols !!), Tim Esau à la basse et Martin Orford aux claviers, pour former le quintette historique du groupe, même si un faux départ de Peter Nicholls vient perturber quelque peu l'ensemble.
Toujours est-il que tout le monde est là en 83 pour enregistrer cet album qui reste pour moi le plus significatif de la génération néo-prog.
Bien sûr, tout n'est pas parfait, mais on note d'entrée un fort désir du retour vers les valeurs du prog des seventies. Un son d'ensemble qui ne veut…

MARILLION - fugazi - 1984

Deuxième album studio du groupe d'Aylesbury.



Il fallait bien, au bout d'une quinzaine de chroniques sur ce blog, aborder les 80's et les groupes de néo-prog qui en sont nés.
On le sait, les années 80 n'ont pas fait beaucoup de bien à la musique. Uniformisation du son, standardisation du format - boom des radios locales oblige -, normalisation de la médiocrité... Et bien sûr, les groupes phares des 70's comme Yes, Genesis suivis par des groupes moins historiques mais montés par les membres de ces derniers comme Asia ou GTR, espèrent une reconnaissance sans limite et viennent flirter avec la pop la plus indigeste.
Pour s'opposer à ce courant qui a abandonné toutes les bases du prog pour faire de la chanson, naît alors quelques groupes qui reprennent l'histoire là où elle s'était arrêtée après 76. IQ, Pendragon, Twelfth Night, Pallas, et Marillion en chef de file, mèneront cette bataille du retour au rock progressif avec tout le décorum que cela implique …

NEKTAR - remember the future - 1973

Quatrième album du groupe anglais basé en Allemagne.




Fondé en 1969 à Hambourg, Nektar ne propose pas à proprement parler un rock progressif pur jus, mais une musique issue clairement du psychédélisme et s'inspirant de ce qui est en train de se construire en Europe, ou plus précisément en Angleterre - puisque les musiciens en sont originaires -, évitant le grand mouvement typiquement allemand lui aussi en construction, le krautrock.
Remember the future est leur second album pour cette même année 73 (l'autre s'intitule sounds like this) et connaîtra un gros succès aux Etats-Unis où il est le seul album distribué. Ceci entraînera une tournée en Amérique, puis en Europe lors de laquelle ils joueront en première partie de Franck Zappa.
L'album est un concept album, comme il était presque normal d'en faire à l'époque, Bluebird trouve les terriens inamicaux, le rejetant systématiquement de par sa couleur (bleue) et ses ailes. Il rencontrera alors un jeune garçon aveug…

THIEVES' KITCHEN - one for sorrow, two for joy - 2013

Cinquième album du, désormais, trio.

On ne pourra pas évoquer cet album sans parler tout de suite de l'arrivée salvatrice de Thomas Johnson et de ses claviers analogiques, quittant Anglagard pour amener une touche plus émotionnelle et sensible à une musique trop complexe et froide d'alors. Depuis 2000 et son premier opus head, Thieves' Kitchen s'employait à construire une oeuvre hermétique "focalisé(e) sur un processus de composition d'une extrême complexité, utilisant des séquenceurs informatiques comme outil pour permettre la construction de morceaux longs et denses (...) explorant des structures jazz et des pseudo-improvisations écrites."(1)
Aujourd'hui, avec one for sorrow, two for joy, le trio se recentre sur la voix - et quelle voix que celle d'Amy Darby, tout en maîtrise et beauté - et une certaine simplicité orchestrale, allant de la ballade acoustique (the weaver) à un rock qui se voudrait plus dur à la première écoute avec riff de guita…

HENRY FOOL - men singing - 2013

Après douze ans de silence Henry Fool sort - enfin ?! - son second album...


Apparemment, TIm Bowness n'est pas un homme pressé, mais très occupé. Tout comme ses partenaires qui forment le groupe et qui l'accompagnent en live dans son projet commun avec Steven Wilson, No-Man. Suffisamment pris donc pour attendre plus d'une décennie avant d'enregistrer un nouvel opus entièrement instrumental et qui s'appelle men singing....

Ce que l'écoute de cet album nous apprend, c'est qu'en douze ans d'enregistrement et de création, le groupe se retrouve avec un matériau conséquent et qu'il faut composer un ensemble cohérent, le structurer, éviter le dispersement, travailler le montage. Tim Bowness le dit lui-même lors de ses interviews, "nous avions assez de musique pour cinq albums".

Cette richesse est utilisée fort intelligemment, une construction qui laisse une belle part à l'improvisation, enchainant les climats, les atmosphères, le tout li…

CAMEL - mirage - 1974

Album emblématique du groupe britanique.


Au fur et à mesure que nous nous éloignons des années inventives du rock progressif, le groupe Camel pâtit sévèrement d'une réputation de facilité, de sympathie certes, mais pas vraiment aventureux.
En 1971, Peter Barden, clavieriste reconnu pour sa participation dans divers groupe blues, s'entoure d'un trio existant, Brew, pour créer son nouveau groupe et signer chez MCA un premier album éponyme (Camel, 1973) à la consonance jazz/blues pas des plus originales, certes, mais où l'on peut percevoir d'ores et déjà le goût de la mélodie attachante du groupe.
L'année suivante ils signeront chez DECCA, et plus précisément sa filiale rock DERAM, pour sortir le disque le plus connu, ou reconnu, de par son artwork reprenant de façon intempestive le visuel d'un paquet de cigarette ayant le même patronyme...
Peter Bardens étoffera son panel de claviers pour enrichir l'univers sonore du groupe et Andy Latimer utilisera la f…

PREMIATA FORNERIA MARCONI - l'isola di niente - 1974

Troisième album d'un des groupes phares de la scène italienne.

La scène progressive italienne a été très active dès le début des seventies afin de diffuser au mieux les groupes anglo-saxons, puis, pour certains musiciens, s'en inspirer et créer leur propre courant, un des plus vifs de la vieille Europe.
Le groupe PFM existe sous d'autres patronymes depuis les années 60 pour, entre autre, accompagner des stars de la variété italienne. Peu à peu, ces jeunes gens se passionnent pour le renouveau du rock et les nouveaux courants anglais. On passera très vite sur l'origine de leur nom peu évident à retenir, et voici le quintette qui signe chez numero uno, nouveau label italien axé sur le progressif.
Les premières parties s'enchaînent (Yes, ProcolHarum, DeepPurple...) et peu à peu, le succès aidant, PFM débute une collaboration avec PeterSinfield pour écrire les textes des versions anglaises de leurs albums - pratique relativement courante chez nos amis transalpins -, p…

ANGE - Émile Jacotey - 1975

Quatrième disque du groupe belfortain.

Á Émile Jacotey, grand maréchal ferrant, que nous remercions pour sa gentillesse,  sa voix de vieux gamin, son visage de légendes et sa "gnôle maléfique".  Il reste et restera le Symbole des petits vieux de tous les temps ! 
Il fût sans aucun doute difficile d'enchaîner derrière au delà du délire (1974), album phare - encore aujourd'hui - d'un groupe qui s'affirme d'album en album comme le véritable leader d'un mouvement musical français, mouvement qui qualifiera le groupe, par manque d'objectivité et de repère, comme un clone de Genesis.
Ce disque qui avait pour titre initial le livre des légendes, a été composé pour sa première partie en tournée. Malheureusement, tout ne fût pas prêt en temps et en heure et la seconde partie dut voir le jour en studio, dans la précipitation et les fortes tensions : "Il fallait que le disque soit bouclé et c'est là qu'on a commencé à se brouiller. (...) J'essa…

SPOCK'S BEARD - brief nocturnes and dreamless sleep - 2013

Il s'agit ici du onzième album du groupe californien.
Formé à Los Angeles par les frères Morse, Spock's Beard nous propose un rock progressif venu des USA... Neal Morse, leader, chanteur, compositeur, multi-instrumentiste quitte le groupe en 2003 après l'écriture d'un concept album qui raconte l'histoire cauchemardesque d'un albinos perdu dans New York, et sera remplacé au pied levé par le batteur Nick D'Virgilio - ça rappelle un petit quelque chose cette histoire, non ? Ce nouvel album doit à nouveau faire face au départ de ce dernier et le groupe le remplacera par Ted Leonard au chant et Jimmy Keegan (déjà présent sur scène) à la batterie.
Autant le dire tout de suite, à la première écoute je reste sceptique : trop d'accroches faciles, un rock plus FM que progressif, un son très américain, une production surfaite... Mais on m'avait présenté ce groupe comme incontournable, emblématique du renouveau progressif, des musiciens de haute volée, bref, i…

GRYPHON - midnight mushrumps - 1974

Deuxième album pour cet ensemble médiéval-progressiste.


Richard Harvey, créateur du groupe, et maintenant plus connu comme compositeur de musiques de films (Eichmann, les deux mondes...) ou encore comme soliste pour ces mêmes musiques (le roi lion, HarryPotter, Madagascar...), a fait ses études d'instrumentiste brillant au Royal College of Music de Londres. Là, il se spécialise dans le jeu de la flûte qu'il pratique depuis son plus jeune âge, et, suite à la rencontre de Graeme Taylor puis de Brian Gulland, forme un trio très original qui répond au nom de Spellthorne. Alors que l'Angleterre se passionne pour des groupes comme Fairport Convention ou Pentangle, le trio marie son acquis classique avec le folk anglais pour écrire une musique néo-élisabéthaine qui fera succès dans les restaurants londoniens.
Le quatrième membre, David Oberlé, batteur rock autodidacte, viendra apporter une touche populaire réduisant sa batterie en un set de percussions intégrant parfaitement l…

CLEARLIGHT - les contes du singe fou - 1976

Cyrille Verdeaux signe ici son troisième album sous le nom collectif de Clearlight.
Après avoir fait des études brillantes au Conservatoire National de Paris, Cyrille Verdeaux finit par se faire expulser après mai 68 pour activité révolutionnaire. Il part alors sur Nice s'inscrire au Conservatoire, où le directeur n'était autre que Pierre Cochereau, afin de poursuivre ses études.
De retour sur Paris, il formera avec Christian Boulé, le groupe Babylone. Quelques concerts et répétitions plus tard et le groupe se sépare, laissant Verdeaux dans l'expectative. Cette expérience lui aura tout de même permis de découvrir toute la scène de Canterbury, mais aussi Cream et Hendrix. Il se refugia un temps dans la maison de campagne de ses parents dans laquelle trônait un piano à queue et improvisa ce qui allait devenir sa Clearlight Symphony. Il fît écouter ses bandes à un ami qui lui conseilla de la proposer à Virgin qui venait de signer un beau succès avec Tubular Bells de Mike Oldf…

YUKA & CHRONOSHIP - dino rocket oxygen - 2013

Dino Rocket Oxygen est le deuxième album du quartet japonais.



J'ai toujours aimé acheter des disques au feeling, attiré par la pochette, par l'instrumentation proposée, par quelques lignes lues ici ou là. Ici, c'est suite à un article paru dans Big Band Magazine et surtout un artwork signé Roger Dean qui me rappelle les grands moments de Yes, close to the edge pour ne pas le citer. Autant l'avouer tout de suite, nous en sommes loin...
Cet album se compose en trois parties (comme son titre l'indique), trois suites. La première, consacrée aux dinosaures (?!), démarre par la question existentielle "qui de l’œuf ou du dinosaure..." avec mellotron sur rythme cardiaque, puis la guitare entame une série d'arpèges qui seront doublées par le piano, d'une manière post-romantique. L'enchaînement avec le deuxième mouvement est une belle idée, avec un thème qui tourne bien où le clavier, la basse la guitare s'échangeront les rôles pour la rythmique. C&…

GENTLE GIANT - gentle giant - 1970

Première réalisation du gentil géant.



Désireux de s'échapper du carcan commercial de leur précédente formation (Simon Dupree & the Big Sound), les frères Shulman créent un nouveau groupe avec l'envie de visiter les territoires défrichés par le King Crimson de Robert Fripp et Ian McDonald.

Pour ce faire, ils recrutent le guitariste Gary Green et le claviériste Kerry Minnear, diplômé du Royal College of Music, qui enrichira les talents de multi-instrumentistes de la fratrie d'une grande qualité d'écriture.

C'est le manager de Colosseum, Gerry Bron, qui leur trouve le nom et finance les répétitions. Quelques concerts sont proposés en première partie de Jimi Hendrix, puis le producteur de David Bowie, Tony Visconti, les fait entrer en studio pour signer chez Vertigo.

Dans ce premier album, les bases de la musique du géant sont bel et bien posées. Les harmonies vocales, l'instrumentation variée et riche, un côté musique médiévale (qui s'affirmera tout au lo…

YES - relayer - 1974

Décidément l'année 1974 est une grande année du côté du prog.


Pour leur septième album, le groupe doit à nouveau palier à un départ, celui de Rick Wakeman qui décide de faire carrière seul. Multiples auditions sont alors faîtes - ainsi le passage non retenu de Vangelis - et le choix de Yes s'arrêtera sur Patrick Moraz, clavier de Mainhorse et de Refugee.  Après Tony Kaye et Rick Wakeman, deux mondes assez opposés dans l'idée de jeu et de présence - le premier a été remercié alors qu'il refusait de jouer du mellotron et du minimoog, alors que le second est un adepte du matériel à outrance - Patrick Moraz propose une approche plus légère que son prédécesseur, et son intérêt pour le jazz et l'improvisation a certainement joué en sa faveur, même si sur ce disque là, on peut penser que le matériau étant déjà bien en place avant son arrivée, ne lui laissait guère de liberté.
La pièce principale, the gates of delirium, inspirée du guerre et paix de Tolstoï, est une oeuvr…

KING CRIMSON - in the court of crimson king - 1969

Premier album du groupe qui inventa le progressif.

L'introduction peut paraître généreuse et on me répondra que le progressif est né avant, avec les divers albums de Zappa, des MoodyBlues ou autres ProcolHarum. AymericLeroy, dans son ouvrage Rock Progressif (editions le mot et le reste), fait un inventaire détaillé de ce qu'il nomme le "proto-prog" avec les groupes influents ayant détourné les règles de composition du rock.
Cette précision faite, je reste sur ma première idée, ce disque est le premier enregistrement de rock progressif, qui influera toute une génération de groupes (Genesis avait épinglé la pochette sur le mur pendant l'enregistrement de trespass) et marque le début d'une nouvelle ère.
Issu du trio Giles, Giles and Fripp qui cherchait un véritable chanteur, la formation recrute Judy Dyble, chanteuse de Fairport Convention qui viendra accompagnée de son petit ami Ian McDonald, multi-instrumentiste plein de musicalité. La séparation du couple ve…

STEVEN WILSON - the raven that refused to sing (and other stories) - 2013

Sorti en février 2013, the rave... est le troisième album de Steven Wilson.

Alors que ses précédents opus étaient plus ou moins orientés vers la pop, de qualité certes, nous avons avec cet enregistrement ce que l'on peut considérer comme un chef d'oeuvre dans le domaine du prog. Et j'ajouterais presque du "vrai prog".
J'ai lu quelque part que Steven Wilson pouvait se permettre de réaliser ce disque sans chercher le tube, parce qu'avec toutes ses coopérations extérieures, notamment dans le travail de remix d'albums plus ou moins cultes, il gagnait suffisamment sa vie et pouvait, enfin, aller vers ce qui lui plaisait le plus. Ce n’est peut-être pas tout à fait faux, mais il faut aussi aller un peu plus loin dans la réflexion.
Tout d’abord ces heures passées à écouter et remixer les albums de King Crimson, Jethro Tull ou encore Caravan n’ont pu le laisser de marbre et ont du y laisser quelques traces. Le deuxième point est certainement du à son enfance,…

GENESIS - the lamb lies down on Broadway - 1974

Il fallait bien commencer par un chef d'oeuvre !







Sorti fin 1974, ce concept album voulait chanter la vie d'un jeune portoricain dans la ville de New York. Sur l'idée du seul Peter Gabriel qui imagine l'histoire et écrit toutes les paroles alors que le groupe, faisant face à ses nombreuses absences, compose la musique, Genesis réalise un double album qui continue de faire référence dans le monde du prog.          

Cet album se veut ancré dans une réalité - tout du moins celle de Gabriel qui ne veut plus aborder les anciens thèmes de Genesis, plus électrique, les compositions plus compactes, des innovations ou des recherches sonores (proposées par Brian Eno ou préparant le départ de Gabriel), bref, une nouvelle esthétique, y compris dans le visuel de la pochette, annonçant la fin d'une ère, celle que d'aucun qualifieront d'idéale.

La tournée qui s'en suivra placera Gabriel sur le devant de la scène, comme le véritable leader et auteur de l'oeuvre, e…