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Articles

LA MASCHERA DI CERA - le porte del domani - 2013

Cinquième album de la formation du cinéphile Fabio Zuffanti.*


Ceci est clairement un hommage à Le Orme et leur Felona e Sorona quelque quarante ans plus tard, le groupe ayant même utilisé une autre peinture de Lanfranco Frigeri afin de bien poser le concept. Et si cela n'était pas suffisant les premières mesures de l'introduction effaceront définitivement les éventuels doutes, puisque il y est cité l'un des thèmes de l'ouverture sospesi nell'incredibile de l'original.
Mais ce n'est pas vraiment tout, puisqu'ils poussent le trait de prendre en copie le squelette de Felona, c'est à dire les neuf titres, mais pas que puisque les constructions de chaque pièce sont calquées de façon extrêmement intelligente et subtile sur l'original. Pas de doute, du travail d'orfèvre** de la part de Zuffanti.
La musique proposée reste bien sûr très personnelle et, finalement, très XXIème siècle, avec une production propre mais pas sur-faite et un rock qui se si…
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LE ORME - felona e sorona - 1973

Cinquième album du groupe vénitien qui s'installe définitivement dans un progressif de haute tenue.



Formé en '66, Le Orme se cherchera quelques années autour d'une musique navigant entre le psychédélisme et la pop jusqu'en '71 et la sortie de leur album collage, acte de naissance d'une nouvelle ère. 
Le trio Aldo Tagliapietra, chant et guitares, Toni Pagliuca, claviers et Michi Dei Rossi à la batterie oriente inévitablement l'auditeur vers le trio anglais ELP, et leurs incursions dans la musique classique, à l'instar de leurs aînés, y contribuera d'autant plus, même si la technique des transalpins n'est pas tout à fait comparable.
En deux ans ('72, '73 et ' 74), Le Orme s'installe comme un des chefs de file du style en Italie. Toni Pagliuca s'enrichie d'une palette sonore plus large avec notamment l'ajout d'un Mellotron, et le groupe joue plus sur une diversité orchestrale et des idées concises que sur l'étal…

BANCO DEL MUTUO SOCCORSO - darwin ! - 1972

Deuxième album du groupe romain pour la seule et même année '72.


Formé en '69 par les deux frères Nocenzi, le groupe trouvera son équilibre définitif en fusionnant avec Le Esperienze.
Le premier album, éponyme, situe le groupe dans la mouvance symphonique, proche - et souvent comparé - au trio ELP. Dans la foulée, ils enregistrent Darwin !, concept album basé sur l'évolution humaine.
L'Evoluzione, qui ouvre l'album, reste une des pièces maitresses du mouvement italien. Sa construction, complexe et imagée, varie les climats, les tempi, les couleurs sonores, permettant au cadet des Nocenzi de laisser cours à ses penchants jazzistiques. Et même si on y entend une guitare par moments très hackettienne, nous pouvons affirmer ici que cette pièce touche une certaine grâce.
Le progressif italien - de part sa culture musicale - a aussi cette facilité d'utiliser un instrumentarium aussi varié qu'original allant du vibraphone au cymbalum ou encore des timbales d'o…

KING CRIMSON - red - 1974

Septième et dernier album de la première période du groupe.

Alors que l'album n'est pas encore sorti, Robert Fripp annonce à ses deux partenaires, John Wetton et Bill Bruford, sur lesquels il s'était déjà beaucoup déchargé lors des séances d'enregistrement, qu'il a décidé de mettre un terme à l'histoire du Roi Cramoisi. Pour faire vite, Fripp s'avouera las d'une vie qu'il voudrait maîtriser davantage et dont l'emploi du temps l'asphyxie psychologiquement.
Et pourtant ce King Crimson là devait annoncer un renouveau stylistique, une "simplification" du propos pour se concentrer sur l'énergie et la puissance sonore - demandée par John Wetton - et qui conduirait inexorablement David Cross vers la sortie, lui qui ne peut plus s'exprimer au violon étouffé qu'il est par le volume sonore du groupe, volume sonore revendiqué sur le verso de la pochette en la présence d'un vu-mètre. Le recto, lui, renonce à toute sophisticati…

CARAVAN - in the land of grey and pink - 1971

Troisième album de la formation de Canterbury.

Le courant musical issu de cette petite ville du Kent peut tenir réellement sur deux noms de groupe : Soft Machine et Caravan, pratiquant une fusion du jazz, de la pop et du psychédélisme.

C'est au début des 60's que se crée le mouvement autour d'un musicien australien du nom de Daevid Allen. Il en sort alors un premier groupe, Wilde Flowers, qui accueillera en son sein les fondateurs des deux groupes qui n'auront de cesse d'interchanger leur place dans de nouvelles formations. Il serait alors logique de penser que ce petit monde tourne en rond mais il faut bien avouer que les nouvelles propositions seront tout aussi intéressantes que les initiales, même si moins originales.

Caravan doit sa stabilité et, par conséquence, la réussite de ses trois premiers albums à un mode de vie communautaire et provincial. Le groupe reste stable jusqu'à cet album qui deviendra leur apogée musicale et, peut-on certainement ajouter, …

LED ZEPPELIN - led zeppelin - 1969

Premier album de ce que l'on peut considérer comme le plus grand groupe de rock.

A seulement vingt ans, Jimmy Page est le guitariste le plus recherché par les producteurs tels Mickie Most, Bert Berns ou Shel Talmy qui construisent ce qui sera le rock anglais des 60'. Mais pas seulement, sa réputation l'enverra également aux côtés de Johnny Hallyday, Eddie Mitchell ou Françoise Hardy. Pris de dégoût par ce travail de mercenaire, il rejoint alors les Yardbirds qui lui proposent une place de bassiste. Il reprendra très vite sa guitare et se verra porter à la tête du groupe à l'occasion du départ de Jeff Beck peu après l'épisode du Blow Up d'Antonioni.
En septembre 1968, alors que le groupe implose, Page tient à honorer une ultime tournée et réunie autour de lui John Bonham, John Paul Jones et Robert Plant et appelle le groupe The New Yardbirds.
En quelques heures et centaines de livres, ils enregistrent alors sans contrainte. Peter Grant, leur manager, vendra le …

STEVE HACKETT - voyage of the acolyte - 1975

Premier album solo du guitariste de Genesis.

Alors que le dernier album de Steve Hackett vient de sortir, annoncé qu'il est par moults couvertures et papiers de la presse spécialisée, il me paraît plus intéressant de réécouter ce premier disque, sorti il y a 40 ans, juste après the lamb lies down on Broadway et sa tournée, et donc, avant the trick of the tail des mêmes Genesis mais cette fois-ci sans Peter Gabriel
Il est amusant de constater que la section rythmique de Genesis, à savoir Mike Rutherford et Phil Collins, fait partie intégrante du projet allant jusqu'à co-signer un titre pour l'un, shadow of the hierophant, et prenant la voix lead pour l'autre sur star of sirius. Preuve s'il en est que l'amitié semble bien réelle entre les hommes de Genesis dont on prédit la dislocation après le départ de son chanteur. Manque plus que Tony Banks, mais on peut comprendre qu'Hackett a voulu éviter une redite du groupe et surtout la possibilité de prendre dava…